À défaut d’une union sacrée, la classe politique doit se rassembler pour réussir la transition

Bien que les compteurs soient remis à zéros et que chaque formation politique ait la latitude de manœuvrer à sa guise afin de se faire élire aux futures échéances électorales. La classe politique guinéenne doit nécessairement se rassembler à défaut d’être UNIE. Nos leaders Faya Millimouno , Sidya Touré, Cellou Dalein Diallo, Lansana kouyaté, Bah oury, Ousmane Kaba…doivent se retrouver pour définir ensemble tous les contours de cette transition. Certes en pareille circonstances, chacun avec ses lieutenants élaborent et peaufinent sa stratégie pour parvenir à la magistrature suprême; ce qui est tout à fait compréhensible et c’est de bonne guerre. Cependant l’enjeu ne doit pas tuer le jeu.

À cet effet, la classe politique en parlant d’une même voix pourrait privilégier le consensus dans la désignation de leur représentant au CNT et au gouvernement. Cela éviterait les petites querelles entre les leaders et réduirait considérablement les frustrations à l’intérieur des chapelles politiques.
De surcroît, ce rassemblement servirait également de passerelle efficace pour s’accorder sur des questions essentielles notamment celles relatives à:
– la durée de la transition
-la nauture et la structure du futur organe électoral
– la réforme constitutionnelle et institutionnelle.
Mieux, ce serait une occasion idéale pour instaurer un cadre permanent d’échange composé des différents leaders pour assurer le suivi et l’évaluation du chronogramme transitoire.
Par ailleurs, la société civile et la presse ne doivent pas rester en marge de l’encadrement rigoureux de cette transition. C’est pourquoi nous préconisons que des ténors du FNDC comme Fonikè Menguè, Ibrahima Diallo, Sékou Koundouno, Billo Bah et Abdoulaye Oummou se tiennent à l’écart des organes transitoires. L’opinion a plus besoin d’eux dans leur rôle de veille, d’alerte et de boussole ( orientations) par rapport aux éventuels dérapages des autorités en place. Et surtout qu’ils continuent la sensibilisation pour maintenir la remobilisation des troupes en éveille.

De même, la presse le quatrième pouvoir de par sa liberté d’expression a l’obligation de jouer pleinement sa partition en cette période cruciale pour notre pays. Les journalistes et les hommes de médias doivent véhiculer, expliquer et éclairer la lanterne du peuple sur les actes posés par le CNRD. Puis recueillir l’avis des citoyens pour un retour des échos auprès du gouvernement sans toutefois oublier de relever et de révéler publiquement toutes les insuffisances à temps.

Ibrahima M’Bemba Directeur chargé de la communication du Bloc LIBÉRAL.

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