« Ahmed Sékou Touré a été un grand homme, un panafricaniste  » Araphan Kaba, PDG/RDA

Interrogé vendredi par avenirguinee, à l’occasion du 37è anniversaire de la disparition du feu président Ahmed Sékou Touré, Araphan Kaba, le chargé des questions politiques du PDG/RDA a laissé entendre que « Sékou Touré a été un grand homme, un panafricaniste... ».  Écrit par Ibrahima Sory Sylla ( 625-21-09-71)

26 mars 1984 – 26 mars 2021, la Guinée commémore ce vendredi, 37 ans depuis la disparition du feu président Ahmed Sékou Touré. Si d’aucuns caricaturent le père de l’indépendance de sanguinaire, d’autres lui tressent des couronnes. L’histoire du premier régime a-t-elle été modifiée ? Une interrogation qui suscite l’éclairage.

Au cours d’une interview qu’il a accordée à notre rédaction, le chargé des questions politiques du PDG/RDA, Mohamed Araphan Kaba a déploré les zones d’ombre transmises sur le révolutionnaire. Pour lui, le feu Ahmed Sékou Touré a été : « un grand homme, un panafricaniste et surtout un démocrate parce que la Guinée a été le premier pays démocratisé en Afrique. Nous avons obtenu l’indépendance par la voie électorale à travers le vote du 28 septembre 1958. Le peuple de Guinée, qui avait sucé au lait de la liberté, a décidé d’obtenir son indépendance par la voie légale en se démarquant des autres », dit-il. De « 1958 à 1984 » poursuit-il : « le régime du feu président a su réaliser beaucoup de choses allant dans le sens de l’épanouissement…l’histoire transmise sur le feu Ahmed Sékou Touré est déroutée, la jeunesse est intoxiquée, il y a eu une falsification organisée dans le cadre d’une stratégie politique qui consiste à fabriquer des propagandistes qui ont pour mission de ternir l’image de la Guinée et traîner le pays dans la boue. Après la réclamation de l’indépendance, la France s’est sentie brimée, insultée ; Ils ont traité Sékou Touré d’arrogant, d’insolent, mais, pourtant, dans son discours de 1958, il n’y avait rien d’anti-français, le responsable suprême de la révolution a souhaité que son peuple accède à l’indépendance par la négociation sur la base d’une coopération légale avec la France. Mais, nous avons été victimes de complots et la sommité fût atteinte en 70 »,a confié Kaba.

Sur la non commémoration nationale de cette date du décès, ce candidat à l’élection législative dernière indique que : « c’est une responsabilité étatique. Quand le palais présidentiel a été construit, le feu Général Lansana Conté a dit devant tout le monde que ce palais allait porter le nom de Sékou Touré. Il y en a qui n’ont pas voulu parce que, pour eux, il (AST) a fait ceci et cela. Le Général a dit « il n’a rien fait, on lui doit bien cela « , il avait une obligation de conscience qui l’imposait de reconnaître les acquis de l’homme. Il y a d’autres qui veulent se hisser à la hauteur de Sékou Touré. Donc, je crois que de façon très exigeante, le gouvernement guinéen devrait commémorer chaque 26 mars, la mort du responsable de la révolution »,a-t-il souhaité

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