Albayrak-transport : des travailleurs manifestent contre ‘’les licenciements abusifs’’

Dans la matinée de ce mardi, des travailleurs de transport commun Albayrak ont manifesté contre leur société. Ils ont très tôt investi la cour de la SOGUITRANS à Matoto, et ont bloqué la sortie des bus. En colère, ces protestataires dénoncent les licenciements abusifs qu’ils disent subir.

Interrogé sur place, le syndicaliste des travailleurs de la société Albayrak-transport est revenu sur les raisons de cette manifestation.  

 « On est en débrayage aujourd’hui, c’est par rapport à l’injustice des Turques face aux travailleurs. Nous ne pouvons pas comprendre pourquoi il y a deux poids deux mesures. Il n’y a que des grévistes qui sont licenciés et nous ne voulons plus ça …Vous savez, ça fait plus de 6 mois que nous sommes en négociation pour l’amélioration des conditions de vie et de travail avec des Turques. Mais, nous avons constaté qu’ils ne veulent pas bouger de leur position. Je ne sais pas ils sont sûrs de quoi pour ne pas accepter tout ce que nous avons demandé », s’est exprimé Ahmed Sékou Touré.

Par ailleurs, il a précisé que c’est le licenciement d’un gréviste qui a suscité leur ire : « Pour le cas d’aujourd’hui, ils ont licencié un gréviste du nom de Salif Camara, alors qu’il n’y a pas de preuves palpables. En plus de ça, avant que son rapport ne soit déposé, on avait déposé le rapport d’un certain Ibrahima Bah alias  » Combattant  » qui a pris seul ici le bus, il a fait le tour de Conakry pour prendre des passagers, les débarquer à Matoto et empocher l’argent par la complicité des membres de la direction. Et, jusqu’à présent, cette personne est en train de se promener dans la cour sans être licenciée ; pendant qu’il y a eu des agents qui ont été licenciés parce qu’ils ont refusé de donner leurs feuilles de recette au contrôleur fraudeur. C’est ce que nous n’arrivons pas à comprendre. Donc, nous voulons des explications mais aussi, l’intervention de l’autorité compétente afin que nous soyons rétablis dans nos droits », indique-t-il. 

Tenant compte de toutes ces situations dénoncées par ces travailleurs, ils demandent le départ des turques. Parce que, selon le syndicat, : « Depuis l’arrivée de cette société en août 2018, nous avons constaté qu’ils ne font pas la bonne gestion. On était à 75 bus et aujourd’hui, nous sommes à 22. Et, ces 22 bus là aussi quand ils sortent, ils sont tout le temps en panne. Donc, vraiment ils ne sont pas de bons gestionnaires. Nous souhaitons que l’Etat ait confiance aux guinéens, que l’État ait confiance aux jeunes cadres qui sont là, nous qui sommes-là, sommes des entrepreneurs aussi, nous pouvons gérer à l’image des autres pays de la sous-région ».

 Il faut noter que ces travailleurs ne comptent pas lâcher prise si les revendications ne sont pas satisfaites.

Au moment où nous quittions les lieux, il nous a été confié qu’ils étaient conviés à une rencontre ce mardi avec le Haut Commandant de la Gendarmerie Nationale à 14h. Ce qui a permis la sortie des bus un peu plus tard pour faciliter le transport des citoyens.

 Toutes nos tentatives pour rencontrer un responsable de la direction générale de la Société Albayrak sont restées vaines.

 A suivre !!!

Ibrahima Sory Camara pour avenirguinee.net

621269981

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