Concertation CNRD-Société civile : réactions des activistes au sortir de la rencontre

Le Comité National du Rassemblement et du Développement (CNRD) s’est entretenu ce mercredi avec plusieurs représentants des organisations de la société civile guinéenne. La rencontre, déroulée dans l’enceinte de l’hémicycle du palais du peuple, a été marquée par des interventions pertinentes des activistes présents.

Au sortir de cette concertation qui a pris pratiquement 2h, avenirguinee.net a tendu son micro à quelques-uns.

Mohamed chérif Diallo, coordinateur général de la plate-forme nationale du mouvement citoyen « Ma cause ».

« A en croire en tout cas la volonté affichée par le président du CNRD, il est important de noter qu’il veut l’intégrité de l’ensemble des acteurs pour une transition apaisée et réussie. Il a demandé à ce qu’on fasse des propositions. La liste n’est pas exhaustive mais nous avons fait des propositions et déposer, ce n’est qu’un départ. Il a appelé au sens du devoir, je pense que cela doit primer sur tout parce que les guinéens doivent s’engager, pas un engagement de forme mais de fond pour que la Guinée puisse sortir de l’ornière », a-t-il dit.

Paul Kamano, coordinateur du TINK TANK COPE-GUINEE.

« Son discours était vraiment très clair mais, nous, en tant que Coordination pour la Promotion de la bonne gouvernance et de l’Excellence en Guinée (COPE-GUINEE), sollicitons que des actions soient posées en faveur d’une justice traditionnelle qui se partage entre notre passé divisé vers notre avenir partagé. Aujourd’hui, la transition doit être portée sur la réconciliation nationale. Il faut qu’il y ait une limitation au niveau de l’âge pour la candidature à l’élection présidentielle et avoir une bonne CENI ».  On leur accorde le crédit de doute. On n’est là, on observe ; il faudrait que les actions soient véritablement posées. Il faut que cette transition tire les leçons du passé pour ne pas qu’elle ressemble à celle de 2009-2010».

Dorah Aboubacar koïta, président de la jeunesse CEDEAO.  

« Nous voulons vraiment qu’il ait le temps suffisant pour organiser des élections réelles, et que nous puissions mettre en place des institutions fortes avant d’aller aux élections. Il ne faut pas que les politiciens ou la communauté internationale nous mettent la précision derrière, la Guinée doit être en mesure d’écrire son histoire et de proposer l’agenda de la transition. C’est ce que nous avons demandé. Il a demandé une implication forte des acteurs dans la transition. Nous sommes prêts à les accompagner mais à condition qu’ensemble, qu’on puisse définir les grandes lignes. Nous voulons une transition de réforme qui va permettre à notre pays de mettre des institutions fortes et que l’aboutissement soit l’élection. Sur la durée, nous pensons que le minimum ça peut être 3 ans ».

Depuis le palais, Abdoul Karim Touré pour avenirguinee.net

 

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