Course pour le CNT : les syndicalistes qui défendent l’éducation ont déposé leur dossier

Le combat pour siéger au Conseil National de la Transition (CNT) est loin de connaitre son épilogue. Après la classe politique, la presse, le monde syndical aussi part sans aucune entente.  Dans la journée de ce mardi 23 novembre, les structures syndicales de l’éducation nationale ont déposé leur dossier au ministère de l’administration du territoire et de la décentralisation. Et, c’est le syndicaliste Michel Pépé Balamou du SNE qui s’est adressé à la presse après ce dépôt.

« Nous représentons l’inter-centrale syndicale : la FSPE, le SLECG, le SNAESUR et le SNE. Le syndicat aujourd’hui est pris en otage par une oligarchie qui pense qu’elle a le monopole patrimoine et que le syndicat est leur héritage. Ces individus, s’il faut les appeler ainsi, qui sont à la tête des centrales syndicales et qui nous ont toujours dit que les centrales syndicales ne sont pas des centrales de prise de décision mais d’exécution de la base ; et qui parle des centrales parle des Fédérations syndicales. Et, aujourd’hui, ils se sont retrouvés dans une tour de Babel et ils sont parvenus à déposer une liste sans nous consulter. Alors que si les centrales sont composées des fédérations, surtout les fédérations de l’éducation, vous n’êtes pas sans savoir que l’éducation aujourd’hui constitue 50% sur les quelque 100.000 fonctionnaires, il y a 50. 875 enseignants », a-t-il indiqué.

Pour Pépé Balamou, « s’il y a lieu de représenter le peuple au niveau de la représentation nationale qui est le CNT, nous pensons qu’il n’y a pas mieux que l’enseignant ». Et donc, poursuit-il, « c’est pourquoi on fait le dépôt ».

Terminant son intervention, il rassure que toutes les structures qui défendent l’éducation, se sont mises d’accord pour parler d’une seule voix : « Nous, au niveau du syndicat de l’éducation, on a enterré nos haches de guerre. Ça soit Kadiatou Bah, Aboubacar Soumah, Saliou Camara, Baba Mansaré et moi, nous avons décidé de voir les intérêts des enseignants en face et de nous unir. C’est au niveau des centrales où il y a opposition », a conclu pépé Balamou

 Ibrahima Sory Camara et Ibrahima Sory Sylla pour avenirguinee.net

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