Dora Aboubacar opposé à l’ANIES’’ ce sont des actions contre-productives’’

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Créée par décret présidentiel en décembre 2019, l’Agence Nationale de l’Inclusion Économique et Sociale (l’ANIES) a pour objectif principal de contribuer fortement à la réduction de la pauvreté et à l’évolution du dynamisme économique de la Guinée. Bien qu’apprécier par certains citoyens, les démarches sur le terrain par cette nouvelle agence, restent à désirer pour d’autres.

C’est le cas notamment de Dorah Aboubacar Koïta, président la structure « Jeunesse CEDEAO Guinée » qui, à l’occasion d’une conférence qu’il a récemment animée à Conakry, s’est déclaré « farouchement opposé à la démarche de l’ANIES ».

« Elle est créée pour lutter contre la pauvreté, mais quand on transfère 250.000 GNF à la fin du mois, on les donne des sacs de riz, des jus et consorts, nous sommes en train de lutter contre la pauvreté, où nous sommes en train d’entretenir la pauvreté ? Nous sommes en train d’entretenir la pauvreté. Raison pour laquelle, je suis farouchement opposé aux initiatives et activités qui sont menées par l’ANIES. Parce que, je trouve que ce sont des actions contre-productives, des actions qui sont populistes, mais en réalité n’ont pas de résultat durable sur la vie des citoyens. Il faut avoir le courage de se dire cette vérité-là » a-t-il déploré.

Pour cet acteur de la société civile, « il est nécessaire de réorienter ou réformer les actions menées par l’ANIES, parce qu’à la base, l’ANIES est un instrument formidable. Elle peut nous aider à lutter contre la pauvreté, mais pas par les actions sont menées aujourd’hui. Ces actions-là n’ont pas des résultats clairs sur les citoyens ».

Par ailleurs, Dorah Aboubacar Koïta a fait quelques recommandations afin que cette initiative gouvernementale soit plus bénéfique pour la population Guinéenne.

« Prenez le milieu rural, vous avez des jeunes qui pratiquent des métiers qui ne sont pas valorisés, des jeunes qui ne sont pas productifs par manque d’organisation, à faire de l’Agriculture. Il faut favoriser le renforcement des coopératives et des groupements de ces zones-là et valoriser les activités qui sont déjà dans nos localités (les forgerons, les teinturiers, les tisserands, les éleveurs) . C’est ce qu’il faut entretenir avec les groupements, les encadrer, les encourager et mettre des instruments nécessaires à leur disposition. Une fois que ces gens prennent de l’élan dans ces activités, ils vont dire au revoir à la pauvreté. Au lieu de partager l’argent, fabriquons des gens qui seront en mesure de se prendre en charge demain ».

Mohamed Camara pour avenirguinee.net

 

 

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