Fin du repos biologique : à la rencontre des pêcheurs artisanaux de Boulbinet  

Après deux mois d’interdiction de la pêche dans les eaux guinéennes, par le ministère de la pêche et de l’aquaculture, les pêcheurs artisanaux et industriels peuvent désormais reprendre leurs activités en haute mer. Cette pause appelée  » repos biologique » , visait à favoriser la reproduction des espèces aquatiques.

Pour constater la reprise des activités, la rédaction d’avenirguinee.net a fait irruption ce jeudi, au port de Boulbinet. Ici, les pêcheurs et certains responsables du port sont présents. Une grande affluence des femmes est visible mais, presque pas de poissons. La situation semble dure pour les populations.

Interrogé, le vice-président du comité de Cotisation des Droits des Pêcheurs artisanaux de Boulbinet a exprimé son désaccord avec la décision relative à cette reprise. Abdoulaye Camara soutient qu’elle devrait être maintenue pour 3 mois.   

« Ce repos biologique, ça nous va droit au cœur. Mais, notre vœu est qu’il aille jusqu’à 3 mois, pendant que l’État s’est limité à 2 mois. Parce que c’est une façon de permettre aux poissons de se reproduire. Malgré que toutes nos mangroves sont détruites, il n’y a pas où les poissons peuvent se reproduire. Nous ne sommes pas fâchés à la levée du repos biologique par l’État, mais pendant cette saison pluvieuse, c’est le bon moment de reproduction pour les poissons », a-t-il dit.

Poursuivant, « Comme ça y va dans l’intérêt de la population guinéenne et de l’État, nous pouvons accepter. Mais, il faut que les mesures données aux bateaux des coréens et chinois soient respectées…notre avantage est peu dedans parce que, nous n’avons pas les matériels de pêche. L’État n’a qu’à nous accompagner. Même si la pêche industrielle n’existe pas, nous pouvons servir la population de poissons matin et soir », a-t-il martelé.En repos depuis l’annonce de la pause biologique, le pêcheur Ibrahima Sylla interrogé, s’est réjoui de la reprise des activités. Car, avant, : « les bateaux faisaient des dégâts sur la mer mais, à l’heure où nous sommes, nous disons Dieu merci. Nous remercions les autorités pour cet état de fait ».

Ibrahima Sory Camara /Abdoul Karim Touré pour avenirguinee.net

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