Journée Internationale de la jeune fille :  » nous sommes victimes de tous les mauvais fléaux… »

Placée sous le thème :  «Génération numérique, notre génération», la journée internationale de la jeune fille a été célébrée ce lundi. En Guinée, elle a été l’occasion pour les activistes pour la défense des droits des jeunes filles et femmes de s’interroger sur plusieurs questions d’ordre égalitaire mais aussi de l’émancipation et de l’indépendance économique.

La rédaction d’avenirguinee.net a tendu son micro à Makèmè Konaté, présidente fondatrice du Cercle des Jeunes Filles Battantes et Libres de Guinée. Avec un ton de regret, cette activiste a laissé entendre que malgré les différents efforts fournis, plusieurs filles et femmes guinéennes, : « sont victimes de plusieurs maux. Il faut avouer que le regard reste toujours alarmant même si nous pensons que les choses commencent à changer petit à petit, mais le résultat reste angoissant de toutes les manières », a-t-elle fait remarquer.

Poursuivant, l’auteure du livre Vagues De Vers a indiqué que pour résoudre les maux liés à la dépendance économique et aux inégalités sociales dont sont victimes les filles, il faudra que : « le respect de leur droit soit effectif. On ne peut pas parler de l’autonomisation des femmes et même des jeunes filles si elles sont victimes de tous les mauvais fléaux qui peuvent nuire à un être humain. Il faut que la mentalité de dépendance la femme de son mari, qui est inculqué dans la société, change. Ainsi, les femmes pourront s’épanouir, mieux entreprendre et être autonomes », a estimé Makèmè.

C’est le 19 décembre 2011 que l’Assemblée générale des Nations Unies a déclaré dans sa résolution 66/170 le 11 octobre Journée internationale de la fille. Objectif, profiter de cette journée pour jeter un regard particulier sur la situation des jeunes filles dans tous les pays du monde.

Ibrahima Sory SYLLA pour avenirguinee.net
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