Journée mondiale de la Santé :  » le système sanitaire n’a pas évolué comme on le souhaite » ( Dr Ben Youssouf Keïta)

En ce jour du 7 avril, journée mondiale de la santé, l'ancien président de la commission santé de l'assemblée nationale a porté un regard sur le système sanitaire guinéen. Pour Dr Ben Youssouf Keita, en Guinée : « de 2015 jusqu'à maintenant, le système sanitaire n'a pas évolué... ». Écrit par Ibrahima Sory Sylla (625-21-09-71)

L’humanité célèbre ce mercredi, 7 avril, la journée mondiale de la santé. Placée sous le signe « Pour un monde plus juste et en meilleure Santé « , cette journée, en Guinée, est particulièrement marquée par une double crise Sanitaire liée à la maladie à virus Ebola et la Covid-19. Une occasion pour les autorités d’évaluer le niveau du système sanitaire du pays.

La rédaction d’avenirguinee a donc approché l’ancien président de la commission santé de l’assemblée nationale, qui a porté un regard sur le système sanitaire guinéen. Selon Honorable Dr Ben Youssouf Keita : « De 2015 jusqu’à maintenant, le système sanitaire n’a pas évolué comme on le souhaite. Il y a eu bien-sûr quelques réalisations. Surtout, après Ebola, on a vu germer les nouveaux centres de prise en charge des maladies pandémiques. Nous avons vu la construction de certains laboratoires. Mais, il n’y a pas eu en réalité la construction de grands hôpitaux, il n’y a pas eu la formation des médecins…bien avant notre indépendance, nous avions de grands médecins reconnus sur le plan International. Avec tout ça, après 62 ans d’indépendance, que nous n’ayons pas de centre d’hôpitaux régionaux, notre système sanitaire est encore en retard. Nous avons du pain sur la planche sur le plan infrastructurel, aussi de ressources humaines, nous n’avons pas assez de professeurs. Et les grands spécialistes sont tous concentrés à Conakry… », a-t-il déploré.

Pour redorer le blason en terme de compétence afin de franchir le cap et être dans le cadre  » Santé pour Tous » qui est un l’un des objectifs de développement durable fixé par l’ONU sur 2030, ce médecin propose de : « rehausser le budget du ministère de la santé au minimum jusqu’à 15% ». Ensuite, poursuit-il : « Nous avons les compétences, il faut qu’on y mette les moyens, c’est une question de priorité. Il faut mettre les infrastructures et les équipements nécessaires en place. Ensuite, il faut une incitation pécuniaire », a suggéré le député de la 8ème législature.

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