La Guinée se distancie des propos de la Cédéao 

La Cédéao a imposé, dimanche, une batterie de mesures de rétorsion, dont la mise sous embargo du Mali. Elle a durement sanctionné le projet de la junte de continuer à diriger le pays pendant plusieurs années et le manquement à sa promesse de tenir le 27 février des élections ramenant les civils au pouvoir.
Les mesures ont commencé à se faire sentir. Le ministère des Transports a assuré que « les vols des compagnies ‘non-Cédéao’ continueront à desservir les aéroports du Mali ». Mais Air France a annoncé ne pas pouvoir assurer la desserte de Bamako « en raison de tensions géopolitiques régionales ».
Les sanctions de la Cédéao ne font toutefois pas l’unanimité. La junte au pouvoir en Guinée, pays frontalier avec le Mali, a annoncé que « les frontières aériennes, terrestres et maritimes de la Guinée restent toujours ouvertes à tous les pays frères conformément à sa volonté panafricaniste ».
Dans un communiqué lu lundi soir à la télévision publique, le Comité national de rassemblement pour le développement (CNRD, composé de militaires) déclare que la Guinée, « en aucune façon, n’a été associée à la décision du quatrième sommet extraordinaire des chefs d’État de la Cédéao relative aux sanctions prises contre le Mali ».
Avec France24.com/AFP

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