Le procureur Charles prévient : » tout gendarme, officier de la police judiciaire qui sera dénoncé… » 

A l’occasion de sa rencontre hier mardi, avec les officiers de la police judiciaire pour parler des nouvelles orientations du parquet général de la cour d’appel de Conakry, le procureur général a donné de nouvelles instructions, concernant les convocations des citoyens, à ces agents judiciaires de la police.

Alphonse Charles Wright a demandé aux OPJ de revoir la formule des lettres de convocation qui, selon lui, contient des irrégularités dans un contexte inapproprié.

« Vous envoyez une convocation à un citoyen, la loi dit, la formule selon laquelle vous êtes convoqués dans l’affaire vous concernant est une formule caduque, dépassée, inapproprié et inopérante. Un citoyen qui est convoqué a le droit de savoir ce pourquoi vous l’avez convoqué. Cela a deux avantages : le premier, ça lui permettra de préparer sa défense avant de comparaître. Et, les motifs pour lesquels ces convocations doivent être émis sont connues. Un officier de la police judiciaire n’est pas un huissier de justice », dit-il.

Poursuivant, il prévient ces hommes en uniforme que : » Tout officier qui sera dénoncé par un citoyen, tout gendarme officier de la police judiciaire qui sera dénoncé dans le recouvrement de créance des 10%, je prends l’engagement, au-delà de mon serment, que l’intéressé sera jugé devant cette juridiction parce que son action est dépourvue de toute légalité. Le travail de la police judiciaire est illogique c’est trois choses : rechercher des infractions vis-à-vis de la loi pénale, vous réunissez les preuves, vous interpellez les auteurs et vous les mettez à la disposition des juridictions qui ont compétence de les juger. Il n’y a plus les 10% », a insisté le procureur général.

 

S’intéressant aux sorties injurieuses de certains citoyens sur les réseaux sociaux, le procureur Wright a laissé entendre que : » Il est inadmissible que quelqu’un qui est poursuivi pour des propos injurieux sur les réseaux sociaux soit en liberté alors que d’autres sont détenus. Où est l’harmonie et la cohérence ? Je veux des OPJ cohérents et je sais que vous l’êtes j’ai confiance en vous », a mentionné Charles Wright.

Pour son mot, le commissaire général de la police judiciaire a tenu l’assurance devant le procureur général de travailler désormais dans le respect des textes de lois.

« Je garantis à l’ensemble des magistrats qu’en ce qui concerne notre fonction régalienne qui consiste à sauvegarder la sécurité des personnes et de leurs biens, je tiens à rassurer que nous allons toujours œuvrer dans le respect des textes de loi, dans la légalité. Nous garantissons à M. le procureur général que suite à cette rencontre, désormais, nous évoluerons dans le cadre des textes de lois », a dit Abdoulaye Camara.

Et de solliciter auprès du procureur : » que les différentes juridictions auxquelles nous allons adresser nos dossiers que cela soit accélérer afin que nous puissions nous inviter d’avantage dans la sauvegarde des intérêts de la population. Nous restons une police régalienne au service de la nation pas au service d’une personne », a-t-il conclu.

Il faut signaler qu’au sortir de cette rencontre, le procureur général a mis deux numéros de téléphone à la disposition des OPJ pour lui remonter des situations dans lesquelles des personnes s’interposent.

Abdoul Karim Touré pour avenirguinee.net

624722815

Comments are closed.