Non-respect du contenu local : à Boffa, ça manifeste contre une société minière

A la suite des irrégularités et le non-respect du contenu local, les communautés de la sous-préfecture de TAMITA, en commun accord avec plusieurs travailleurs de la compagnie CHALCO, ont décidé ce lundi, de l’arrêt des travaux d’extraction et de transport de la bauxite par la voie du port de la Compagnie. Ces communautés dénoncent l’implication frauduleuse de 13 responsables de la Société CHALCO dans le non-respect des pactes signés entre elles et la société en commun accord avec l’Etat.

Un jeune membre de la communauté, qui a joint avenirguinee.net ce lundi, est revenu sur les raisons de ce débrayage dans cette société.

« Il s’agit des accords sur ce que doit respecter les communautés mais les sociétés. Il s’est passé bien de choses à Boffa depuis l’installation des sociétés minières et particulière la compagnie CHALCO. Le problème est simple : c’est le non-respect du contenu local par ses sociétés et particulièrement par CHALCO. Le premier souci avec CHALCO c’est le non-respect du contenu local fixé sur le recrutement des jeunes natifs de Boffa. Les jeunes d’ici ne sont pas la priorité de ces entreprises minières. En longueur de journées, ce sont les jeunes d’ailleurs que nous voyons dans les mines. Le peu de jeunes qui sont recrutés par CHALCO sont victimes de licenciements abusifs sans aucun respect de la procédure », dit-il.

Et d’ajouter : « Il y a le non-respect de l’inventaire phonique et délocalisation des villages. Il y a aussi le non-respect de l’octroi des contrats locaux. Tous les contrats locaux qui devraient être octroyés aux communautés, c’est d’autres personnes qui les gèrent. Il y a la sous-traitance des salaires des travailleurs par INTELAC. En guise d’exemple, si CHALCO donne 5 millions comme salaire, les travailleurs ne perçoivent que 1 500 000 FG et pas de manière continuelle. Le salaire n’est pas constant, c’est comme si ce sont des primes qu’ils perçoivent », a expliqué ce jeune.

Selon notre interlocuteur, pour connaitre les dessous de ce non-respect du contenu local par la société, les communautés ont mené une enquête pour situer les responsabilités. C’est suite à cela que 13 personnes ont été ciblées comme acteurs majeurs des problèmes susmentionnés.

« On a interpellé les autorités préfectorales et ils nous ont dit qu’on ne peut pas renvoyer ces 13 personnes sans preuve. Les communautés ont réussi à prouver la culpabilité de 5 personnes et, les autorités préfectorales en commun accord avec la compagnie CHALCO ont décidé d’interdire à ces 5 de monter sur les mines. Ces personnes sont des responsables de ladite Compagnie ».  A notre grande surprise, poursuit-il : « Ces personnes ont été aperçues là par les communautés et des travailleurs après que la décision ait été prise. Les autorités préfectorales ont été alerté par les communautés mais ces dernières n’ont rien fait. Hier (lundi) elles ont été encore aperçues sur les mines. Donc, les travailleurs ont décidé d’arrêter le Tapis qui transporte la bauxite, et le port de CHALCO est arrêté et nous sommes fermes sur notre position tant que nos points de revendications, c’est-à-dire le départ de ces 13 personnes ne sont pas satisfaites », a-t-il fait savoir.

A suivre…       

Ibrahima Sory SYLLA pour avenirguinee.net

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