Protection de l’enfant : ‘’ on ne dira pas qu’aujourd’hui la Guinée est mal classée dans le monde…’’(ministre Daffé)

Le mois de juin est consacré au plaidoyer et à la mobilisation sociale en faveur de la promotion et de la protection des droits et du bien-être de l’enfant. Durant cette période, une plus grande attention devrait être accordée à la protection de l’enfant à travers la sensibilisation et la responsabilité des parents, des éducateurs et de toute la communauté.

Intervenant, mercredi, dans  » mirador » de FIM FM, Aïssata Daffé, ministre de l’action sociale et de la protection de l’enfant, est largement revenue sur les acquis de son département concernant la protection des enfants.

« …Nous savons que notre pays occupe aujourd’hui un rang très important dans la lutte contre les violences et la traite des enfants. On ne dira pas qu’aujourd’hui la Guinée est mal classée sur le plan mondial, nous occupons le 61ème pays dans le renforcement de la législation dans le partenariat mondial pour la lutte contre les violences faites aux enfants. Il y a juste deux semaines, la Guinée a été nommée comme le 21ème pays pionnier pour la lutte contre les violences faites aux enfants », dit-elle.

Et de poursuivre, « avec la direction sociale et de l’enfance, nous nous occupons des enfants de la rue. Il y a de cela un mois que le département est passé à l’Assemblée Nationale pour défendre une loi concernant l’albinisme. Elle a été promulguée il y a 5-6 jours. C’est déjà une avancée quand on compare la Guinée par rapport à certains pays de l’Afrique centrale où les enfants albinos sont traités d’une autre façon »

Plus loin, la ministre a fait un aperçu sur les violences basées sur le genre. Aissata Daffé accuse certaines familles de taire des faits en coulisses.

« Pour ce qui est des viols, nous travaillons avec l’OPROGEM. Nous avons mis en place une stratégie avec le conseiller juridique pour voir quelles sont les actions que nous devons mettre en place. C’est d’avoir une loi, c’est surtout l’application, parce qu’il y a des violeurs aujourd’hui qui, après un à deux mois, se retrouvent encore dans les rues. Lorsque les enfants sont violés, les familles essayent de trouver une solution à l’amiable tout en disant ‘’on ne veut pas que notre famille soit exposée’’. Une sensibilisation doit être menée auprès des familles, pour que, lorsqu’une enfant est violée, de laisser la justice faire son travail. Nous sommes en train d’apporter notre contribution en vivres et non vivres auprès de ces différents centres d’accueil au niveau de Conakry et même à l’intérieur du pays pour les permettre de traverser cette période qui est très difficile pour chacun de nous », a-t-elle conclu.

Bintou Camara pour avenirguinee.net

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