Reboisement pour sauver l’environnement : 10 hectares dans le viseur de CIPAD-Guinée, à Coyah  

Conformément à son objectif qui consiste à participer de façon active à la protection de l’environnement, l’ONG ‘’Community Initiatives for Parce’’ (CIPAD-Guinée) a procédé ce vendredi, 30 juillet, au lancement officiel de la deuxième édition de ses activités dans la préfecture de Coyah. Cette fois-ci, c’est un site de 10 hectares, situé dans la sous-préfecture de Wonkinfon, qui a été choisi par l’organisation pour planter 12.500 plants. La rencontre a connu la présence du préfet, du sous-préfet, du maire, et de tous les acteurs déterminés à protéger l’environnement.

Mamady Aminata Touré, directeur exécutif de CIPAD-Guinée

Entouré de son équipe composée de jeunes bénévoles, le directeur exécutif de CIPAD-Guinée est revenu sur les raisons du choix porté sur ce site : « Je pense que le choix n’a pas été fortuit, cette surface est vraiment menacée. C’est pourquoi, nous avons interpellé la localité à avoir un regard sur la préservation de l’environnement à Wonkifon. Le constat est alarmant. Et, c’est pourquoi nous avons lancé nos activités sur ce site qui est dégradé », a dit Mamady Aminata Touré.

Terre de 10 hectares à reboiser

Pour sortir gagnants de ce projet accompagné par l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) et Plan-Guinée, les organisateurs disent avoir pris toutes les dispositions pour une bonne surveillance de la zone. Le directeur a rappelé l’organisation d’une formation pour impliquer les organisations locales, et mobiliser les gardes forestiers afin qu’ils adhèrent à l’idéal.  

« Pour un premier départ, nous avons organisé une formation pour impliquer les organisations locales pour qu’elles soient un gardien pour nous. Il y a un grand mécanisme qui a été mis en place. On a mobilisé les conservateurs de la nature pour qu’ils puissent mener à bien ce suivi ».

Les autorités locales

Plus loin, le patron de CIPAD-Guinée a appelé à un sursaut national pour la protection de l’environnement.   

« Nous devrons poser des actes concrets pour la restauration de nos forêts qui sont en voie de disparition. Aujourd’hui, le fleuve Milo a cessé de vivre. Pourquoi ? Alors, nous interpellons les autorités de mener une politique pour pouvoir restaurer ce patrimoine historique », a-t-il lancé.

           Aziz Diop, préfet de Coyah

Au nom de la préfecture de Coyah et de celui du ministre d’Etat de l’environnement, des eaux et forêts, le préfet a salué l’initiative. Aziz Diop a laissé entendre que : « le site sur lequel nous sommes, est en état de dégradation très avancée à cause des effets de l’homme. Donc, en plantant un arbre, on doit la vie à la vie. Ce n’est pas en plantant qui est important, c’est en entretenant les arbres pour participer à la sauvegarde, à l’équilibre du changement climatique dans notre pays…Coyah, étant la périphérie de Conakry, si on ne prend pas garde, les mangroves, les plaines…, sont en voie de disparition très avancée. Et, les conséquences de cette destruction feront que notre cadre de vie sera très désastreux pour la génération future ».

Des jeunes bénévoles

A en croire Mamady Aminata Touré, la Guinée procède 1165 cours d’eau, 177 forêts classées, environ 190 hectares, soit 5 pourcent de la surface nationale. Cependant, le pays perd chaque année 37 mille hectares. C’est pourquoi, CIPAD-Guinée veut agir pour sauver l’écosystème guinéen.

De retour de Coyah, Mohamed Cissé pour avenirguinee.net

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