Sécurité routière: des policiers et gendarmes formés grâce à l’AGUISER, à Conakry

Dans sa politique de lutte contre les accidents routiers en République de Guinée, le gouvernement guinéen, à travers l’Agence Guinéenne de la Sécurité Routière (AGUISER), a organisé ce jeudi, 15 juillet, un atelier de formation des agents de la police, de la gendarmerie routière et de L’AGUISER sur l’utilisation du Bulletin d’Analyse des Accidents Corporels (BAAC). L’activité s’inscrit dans le cadre du ‘’Projet Mobilité et de Connectivité Rurales » (PMCR). L’Objectif est d’outiller ces forces de sécurité routière (Police et gendarmerie), ainsi que quelques agents de l’AGUISER, en compétences d’analyse des cas d’accidents qui deviennent assez récurrents ces derniers temps en Guinée.Dans son intervention, le directeur général de l’Agence Guinéenne de la Sécurité Routière (l’AGUISER), Dr Younoussa Koita a fait savoir que cette rencontre permet aux participants venus de 8 préfectures, d’être outillés sur la prévention des accidents routiers. Car, : « vous conviendrez tous avec moi qu’il y a beaucoup d’accidents en Guinée. Le dernier, qui s’est produit sur la RN3 au PK 5 dans le district de Koubia a fait huit (8) morts et plusieurs blessés, a ému toute la Guinée », dit-il.

Poursuivant, il souligne que : « l’un des problèmes majeurs auxquels la sécurité routière est confrontée en République de Guinée, c’est l’absence de statistiques fiables. Ce qui ne permet pas de situer l’ampleur réelle des accidents de la circulation, ni d’en déterminer les conséquences socio-économiques. C’est pour nous aider à remédier à cette Situation que la Banque Mondiale a recruté un Consultant ».

Plus loin, il laisse entendre que l’une des tâches de ce partenariat est d’appuyer I‘opérationnalisation de l’AGUISER à travers entre autres : « la mise en place d’une base de données fiables sur les accidents de la circulation. C’est dans ce cadre qu’il a proposé un BAAC comme outil de gestion de l’accidentologie. Ce bulletin qui est l’outil standard recommandé par l’OMS, harmonise les procédures de collecte aussi bien de la Police que de la Gendarmerie afin de recueillir le maximum d’informations pour ne pas dire l’ensemble des informations relatives à la nature, les circonstances, les causes d’un accident », a martelé le patron de la structure organisatrice.Dans son intervention, le coordinateur du ‘’Projet Mobilité et de Connectivité Rurales » (PMCR), Dr N’famara Conté est revenu sur le bien fondé de cet atelier.  

« La route étant la chose la plus commune que les usagers utilisent, cette route a besoin justement de la prise d’un certain nombre de dispositions pour faire en sorte que tous ceux qui se retrouvent sur cette route se sentent en toute sécurité. Alors, cet atelier, nous pensons qu’il est de bienvenue étant donné que le projet que nous avons le privilège de coordonner et de mettre en œuvre a pour vocation fondamentale de réaliser des routes. Nous avons au programme 800 km de routes préfectorales et des pistes rurales a réalisé dans 8 préfectures dans notre pays ».

Le coordinateur dit attendre de cette rencontre, la mise en place d’une base de données qui va capitaliser et recueillir toutes les informations de la sécurité routière sur les accidents de la route.  Il est également à noter que le financement de ce projet s’élève à un coût global de 400.000.000 de dollars pour une durée de 5 ans.

Ibrahima Sory Camara pour avenirguinee.net
621269981

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