Simbaya (Matoto) : accrochage entre gendarmes et grévistes de la société CBK

Après des négociations sans issu, des travailleurs ont décidé de battre le pavé ce mardi à Conakry. Ils réclament l’amélioration de leurs conditions de vie et de travail, et protestent contre les licenciements abusifs. La manif s’est tenue au siège de la compagnie des bauxites de Kindia sis à Simbaya (Matoto).

Informés, des gendarmes ont débarqué sur les lieux pour empêcher la tenue de cette manifestation. Ce, en interdisant la rentrée et la sortie des mobiles dans la cour de l’entreprise. Ce qui a viré à un accrochage entre ces hommes en uniforme et ces travailleurs.Interrogé par un reporter d’avenirguinee.net sur place, le premier délégué du Syndicat de Simbaya, Jean Tamba Kontambadouno a fait savoir que : « la mobilisation d’aujourd’hui, c’est parce que, d’abord, il y a un licenciement abusif, c’est ce qui nous a conduit à ça », dit-il.

Poursuivant, « le problème, c’est l’employeur qui a violé le protocole d’accord préélectoral. Et, cette violation a été faite à dessin; elle a été faite dans le mobile d’éliminer des syndicalistes potentiels qui se sont programmés pour les élections futures. En suite, on a essayé de prendre notre responsabilité en déposant un préavis de grève. On a respecté toute la voie administrative. Aujourd’hui, on a décidé de déclencher la grève », a indiqué ce syndicat.

Sur le protocole d’accord signé entre l’entreprise et le syndicat, Jean Tamba a martelé quelques points.

« On a fait un protocole d’accord pré-électoral qui a été signé par l’inspection générale du travail, la CNTG, l’employeur et les représentants des délégués syndicaux. On s’était convenu que le 29 novembre, qu’on allait partir en élection. Par contre, comme ils avaient des candidats qui sont préparés contre les délégués sortant, après avoir tâté le terrain ici, ils se sont rendus compte que ces candidats ne pourront pas passer devant les délégués qui sont là. Qu’est-ce qu’ils ont fait ? le 29 arrivé, on vient pour des élections, on ne trouve pas l’employeur, on ne trouve personne sur le terrain. Il n’y avait aucun dispositif pour faire des élections.

Maintenant, nous, on s’est mobilisés, on est partis à la CNTG on leur a demandé pourquoi l’employeur a violé le protocole d’accord préélectoral. La CNTG nous a dit que jusqu’à preuve du contraire, ils n’ont reçu aucun document de report, nous pensons que les élections auront lieu aujourd’hui. On a dit mais, nous sommes déjà à 10 h comment les élections auront lieu ? parce que, dans le protocole, il était dit que l’élection devrait commencer à 7h et on n’a vu personne. C’est ainsi que le secrétaire général Amadou Diallo a appelé l’inspection générale du travail et aussi nous ont fait comprendre qu’ils ne sont pas au courant pour le report. Donc, on est restés dans cette dynamique, la CNTG nous a demandé de revenir que le 30 novembre, il y aurait des élections sur les trois sites.

Le 30 novembre, chacun est venu sur son site et, on a compris sur ses sites que réellement c’est fait à dessin, il n’y a pas eu d’élections », a-t-il relaté.

Ces protestataires, issus des sites de Simbaya, Débélé, du Port Autonome de Conakry, revendiquent les points suivants : « la réintégration de nos amis y compris moi qui avons été licenciés. Aussi, nous demandons à ce qu’il y ait la liberté syndicale; qu’on puisse organiser des élections parce qu’il n’y a pas de raison pour l’employeur de faire une entrave à la liberté syndicale », a-t-il conclu Jean Au moment où nous quittions le lieu, tous les travailleurs étaient regroupés autour du délégué après avoir été repoussés par les gendarmes.

A suivre !!!

Ibrahima Sory Camara pour avenirguinee.net

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