Transport : gros plan sur les tricycles devenus très nombreux en Guinée

Si vous circulez sur le tronçon Madina-Lambanyi, vous avez forcément remarqué leur présence dans la circulation. Les tricycles sont des motos que plusieurs citoyens empruntent pour arriver à destination. Avenirguinee s’est intéressé à la prolifération de ces engins à trois pneus à Conakry. Par Ibrahima Sory Sylla et Bintou Camara.

Ils sont visibles dans la circulation et très fréquents sur l’axe Madina-Lambanyi. Les tricycles sont des motos qui, de nos jours, à Conakry, facilitent le déplacement. Trois pneus, couleurs jaunes, ces engins transportent jusqu’à 8 personnes. Et, des lignes de zigzag entre les véhicules sont entre autres leur force.
Ce mercredi, 24 mars, la rédaction d’avenirguinee s’est intéressée à ces tricycles dont la prolifération reste de mise dans la capitale guinéenne.
A Madina, plus grand marché du pays, ils sont alignés et chacun attend son tour pour embarquer les passagers. Sur le rang de cette chaîne, Sanoussy Barry, conducteur, a accepté de nous donner les raisons de sa préférence pour ces motos. « J’ai commencé à travailler avec les motos à 2 pieds. Mais, j’ai fait le constat à travers mes amis, ils m’ont dit que le tricycle est plus rentable que les motos à 2 pneus. C’est pour cela j’ai décidé de conduire le tricycle pour chercher mon quotidien » dit le jeune qui a embarqué son premier client devant notre équipe de reportage.

Poursuivant, « Quand tu es avec le tricycle, tu as une destination connue : C’est de Lambanyi jusqu’à Madina. Mais, avec les motos, tu n’as pas de destination. Quand tu sors le matin, ce sont les clients qui t’orientent ». Rapide, oui ! Mais, les règles de la circulation foulées au sol pour arriver tôt : « Une fois que tu es au milieu, c’est ce qu’on appelle double filtre. Soit tu pars vers la droite ou bien tu rentres au milieu. Double filtre, c’est une infraction qu’on nous facture à 210.000fg. On se débrouille pour travailler. Le jour qu’on te prend, tu paies de l’argent. Mais, quand tu réussis, tu gagnes ta dépense », ajoute Sanoussy qui dit ensuite qu’il gagne « par jour 100.000fg, 150.000fg et 200.000fg. ça dépend de la manière de travail».Très pressés d’ arriver à destination, des citoyens de la capitale se précipitent pour emprunter ces tricycles. Pour ce passager : « J’emprunte le tricycle pour éviter les embouteillages. Le tricycle n’est pas moins cher que les autres, parce qu’ avec lui c’est 2000fg par tronçon pour arriver à ta destination » a-t-il confié sous anonymat.


Qu’en pensent les conducteurs de véhicules ? Alhassane Barry a confié à avenirguinee que
« les conducteurs des tricycles conduisent mal sur la route, ils ne laissent pas la distance entre les taxis et leurs tricycles. Ils sortent sur la route sans contrôler si la voiture vient ou pas.  Ils sont exposés à des accidents car ils ne sont pas prudents. C’est nous qui les pardonnons dans la circulation », dit ce conducteur de taxi qui indique par la suite que « Les autorités doivent leur dire de diminuer les risques de conduite. Nous sommes tous des conducteurs de taxis, nous pouvons tous utiliser la route. Nous devrions tous conduire avec prudence pour travailler ensemble », a souhaité Barry.Toutes nos tentatives pour avoir les versions des agents régulateurs de la circulation et le syndicat de ces moyens de transport, sont restées vaines.

Contactez-nous: avenirguinee224@gmail.com

Comments are closed.