Tribune: le CNRD défié dans son propre rang au ministère de la sécurité ( par Yacine Diallo)

Le changement de régime et les instructions des nouvelles autorités de la Guinée (CNRD), n’ont rien apporté comme changement de comportement dans la délivrance de passeport à coleah dans la commune de Matam. Les habitués ont la peau dure dit-on. Au  ministère de la sécurité, la délivrance des passeports se passe toujours dans une corruption à un degré élevé et de grave  à ciel ouvert.Malgré les différentes instructions données par le chef de la l’Etat à lutter contre la corruption avec le slogan sans pitié, cette promesse semble faire aucun effet dans ce service de délivrance de passeport. Les officiers chargés de ces opérations  continuent à réclamer de l’argent aux pauvres citoyens pour l’enrôlement malgré le paiement des frais (500 milles gnf ) à la banque.
Comment ça se passe ? Avant de se faire enrôler dans la salle dédiée pour la circonstance, les demandeurs doivent remplir des formulaires puis passer devant l’officier chargé d’interviewer l’intéressé. En suite le document est transféré devant pour être enregistrer et orienter vers la salle d’enrôlement à quelques mettre de là.  En principe, toute cette opération devrait se faire par ordre d’arrivée. Mais entre l’enregistrement et l’enroulement, c’est une grande mafia qui est installée
La première opération de corruption se prépare dès le début du processus. Pour voir son document sélectionner parmi les premiers, il faut connaître le réseau et s’inscrire pour bénéficier la bénédiction de l’ange de la chance. Piloté par des officiers de la police qui faufilent dans les couloirs pour intercepter certains qui sont prêts à tout pour se procurer de ce précieux sésame, le réseau a ses ramifications jusqu’à l’enrôlement du demandeur a une dizaine de mètres du ministère de la sécurité. Que tu fasses une éternité assis ou pas, tant que le couloir paie bien, des personnes sortent de nulle part pour venir s’enregistrer devant ceux qui ont passé des heures ou des jours en attente d’un appel sous le hangar. leurs documents sont recalés à chaque fois pour laisser place aux dossiers parrainés par des officiers qui ont soutiré de l’argent à d’autres demandeurs.
Les pauvres citoyens qui ne paient pas pour l’accélération du dossier sont livrés à eux mêmes comme s’ils étaient des guinéens de seconde zone. Presque tous ceux qui sont dans cette opération de délivrance de passeport sont mêlés dans cette pratique soit directement ou indirectement. Ils réclament à partir de 200 milles et plus  par personne avec la garantie d’un traitement rapidement à la 5G.

Certains demandeurs révoltés mais par peur  d’être identifier ont préféré se confier sans enregistrement pour  inviter les nouvelles autorités à changer toute l’équipe dans ce service qui est entrain de ternir l’image de la corporation. Un jeune m’a annoncé avoir assisté à l’enrôlement d’un groupe de demandeurs alors que lui avait passé toute une journée en attente mais en vain.

Yacine Diallo

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